Blackwater, tome 1 : La Crue, Michael McDowell

Blackwater : l’épique saga de la famille Caskey Volume 1, La crue de Michael McDowell. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Yoko Lacour avec la participation de Hélène Charrier. Paru le 7 avril 2022 chez Monsieur Toussaint Louverture. 8€40. (259 p.) ; 17 x 11 cm
4e de couv

Black Water

La crue

Alors que les flots sombres et menaçants de la rivière submergent Perdido, une petite ville du sud de l’Alabama, les Caskey, une riche famille de propriétaires, doivent faire face aux innombrables dégâts provoqués par la crue. Mené par Harry-Love, la puissante matriarche, et par Oscar, son fils dévoué, le clan s’apprête à se relever. Mais c’est compter sans l’apparition, aussi soudaine que mystérieuse, d’Elinor Dammert, jeune femme séduisante au passé trouble, dont le seul dessein semble être de s’immiscer au coeur de la famille Caskey.

L’auteur : Né en 1950 dans le sud de l’Alabama, Michael McDowell puisera tout au long de sa carrière dans ses racines pour nourrir son œuvre. Il entre à Harvard  pour devenir enseignant de littérature et écrit une thèse qui porte sur l’attitude des Américains envers la mort à la fin du XIXe siècle ; il est fasciné par celle-ci et collectionne les artefacts mortuaires les plus variés : cercueils d’enfants, photographies de corps embaumés, broches mortuaires… Il en possède plus de 1600. Même s’il essuie de nombreux refus pour ses premiers livres et scénarios, il se lance pleinement dans l’écriture et parvient à publier The Amulet, en 1977. Écrivain industrieux et prolifique – chaque matin il se lève et tape plusieurs milliers de mots –, démarre alors pour lui une période faste où en à peine dix ans, il publie plus d’une trentaine de romans dans différents genres (polar, horreur, historique…) En 1983, son œuvre majeure et aussi la plus autobiographique, la saga familiale Blackwater, est publiée à raison d’un volume par mois de janvier à juin. Le succès est au rendez-vous et il commence rapidement à travailler pour la télévision, écrivant entre autres des scénarios pour la série de George Romero, Tales From the Darkside. En 1988, il écrit puis scénarise son histoire la plus célèbre, Beetlejuice. La collaboration avec Tim Burton se poursuit par l’écriture (à partir d’un poème de Burton) et l’adaptation de L’Étrange Noël de Monsieur Jack, en 1993. Néanmoins, ils connaissent un différend créatif, et Tim Burton transforme son film en comédie musicale. En 1994, Michael McDowell est diagnostiqué séropositif et, mis sous trithérapie, il revient – avec son compagnon Laurence Senelick – vivre à Medford dans le Massachusetts où il enseigne l’écriture de scénarios à l’Université de Boston et à celle de Tufts. Deux ans plus tard, il signe le scénario de l’adaptation du roman de son ami Stephen King, La Peau sur les os. Courant 1998, la trithérapie ne fait plus effet. Il meurt le 27 décembre 1999, laissant derrière lui de nombreux projets. Tabitha King achèvera d’ailleurs l’écriture de l’un de ses romans, Calliope, publié à titre posthume en 2006.
« J’écris pour que des gens puissent lire mes livres avec plaisir, qu’ils aient envie d’attraper un de mes romans, qu’ils passent un bon moment sans avoir à lutter. »
Extraits :
« Voilà la plus grande méprise au sujet des hommes : parce qu’ils s’occupent de l’argent, parce qu’ils peuvent embaucher quelqu’un et le licencier ensuite, parce qu’eux seuls remplissent des assemblées et sont élus au Congrès, tout le monde croit qu’ils ont du pouvoir. Or, les embauches et les licenciements, les achats de terres et les contrats de coupes, le processus complexe pour faire adopter un amendement constitutionnel – tout ça n’est qu’un écran de fumée. Ce n’est qu’un voile pour masquer la véritable impuissance des hommes dans l’existence. Ils contrôlent les lois, mais à bien y réfléchir, ils sont incapables de se contrôler eux-mêmes. Ils ont échoué à faire une analyse pertinente de leur propre esprit, et ce faisant, ils sont à la merci de leurs passions versatiles ; les hommes, bien plus que les femmes, sont mus par de mesquines jalousies et le désir de mesquines revanches. Parce qu’ils se complaisent dans leur pouvoir immense mais superficiel, les hommes n’ont jamais tenté de se connaître, contrairement aux femmes qui, du fait de l’adversité et de l’asservissement apparent, ont été forcées de comprendre le fonctionnement de leur cerveau et de leurs émotions. »
« Cependant, il y avait dans sa façon de parler une sorte d’étrangeté, comme si elle avait été habituée à s’exprimer dans une autre langue, une langue qu’il ne reconnaissait pas. Il fut soudain frappé d’une vision, aussi précise qu’improbable, d’Elinor étendue sur son lit à l’Osceola, prêtant l’oreille aux voix des hommes dans les chambres voisines pour en imiter l’intonation et en mémoriser le vocabulaire. »
« Si l’eau était montée aussi haut, comment cette femme avait-elle fait pour survivre ? »

Le post-it de Ge

Blackwater 1  : La Crue, Michael McDowell

Et bien oui, je n’ai pas su résister à la série du moment, il faut dire qu’Eva la libraire des mots à la bouche m’en a dit le plus grand bien. Aussi j’ai capté les trois premiers tomes d’un coup.

Il faut dire aussi que les couverture très travaillées de ces petits bouquins, et oui nous sommes sur du poche, sont presque ensorcelantes. Ces dorure, argentées, cuivrées, or et noires sont d’une incroyable délicatesse. Quand je les ai vues, elle m’ont fait penser aux couvertures rouge et or des Voyages extraordinaires de Jules Vernes par Pierre-Jules Hetzel, que j’aimais tant pré ado.

Et puis je trouvé sympa que la maison d’édition réédite, pardon édite pour la première fois en France,  cette saga sous forme de roman feuilleton en six livres afin de respecter l’intention originelle de son auteur . Une publication d’avril à juin, à raison d’un volume tous les quinze jours.

Aussi au départ je pensais faire un retour groupé de ma lecture, un ressenti global, une chronique unique pour l’ensemble de la saga. Oui mais voilà…J’ai craqué avant la fin et j’ai vraiment trop envie de vous en dire un peu plus dés maintenant alors que j’ai lu les quatre premiers épisodes.

Mais alors que nous raconte « La Crue » le premier tome de la série Blackwater :

Pâques 1919, alors que les flots menaçant Perdido submergent cette petite ville du nord de l’Alabama, un clan de riches propriétaires terriens, les Caskey, doivent faire face aux avaries de leurs scieries, à la perte de leur bois et aux incalculables dégâts provoqués par l’implacable crue de la rivière Blackwater.

Menés par Mary-Love, la puissante matriarche aux mille tours, et par Oscar, son fils dévoué, les Caskey s’apprêtent à se relever… mais c’est sans compter l’arrivée, aussi soudaine que mystérieuse, d’une séduisante étrangère, Elinor Dammert, jeune femme au passé trouble, dont le seul dessein semble être de vouloir conquérir sa place parmi les Caskey.

Au-delà des manipulations et des rebondissements, de l’amour et de la haine, Michael McDowell (1950-1999),  réussit avec Blackwater à bâtir une saga en six romans aussi ­addictive qu’une série Netflix, baignée d’une atmosphère unique et fascinante digne de Stephen King.

Le premier épisode de Blackwater,  met en place toute les forces en présence de cette formidable saga matriarcale avec une touche de surnaturel et un soupçon d’horreur.

On va assister aux premières rivalités, aux premières querelles de la communauté qui a l’instar d’Oscar ou de son assistant Bray ne sont pas d’accord sur l’accueil à porter à la nouvelle venue. Si le premier est sous le charme, fasciné par Elinor , le second s’en méfit comme l’eau qui dort.

De plus ici l’intrigue est parfaitement menée entre rebondissements, frissons, sens du merveilleux, psychologie des personnage sans parler du cliffhanger final.

Tout est fait pour que l’on se laisse porter par l’histoire. De la taille et le format du livre, un peu plus petit qu’un poche et 250 pages environ à l’écriture simple, fluide et efficace.

Du coup on lit le bouquin en une soirée et il nous reste deux semaines pour attendre la suite…De quoi attiser encore plus notre envie. Et j’avoue, c’est avec impatience que comme tant d’autres lecteurs je guette le jour de la sortie de l’opus suivant pour foncer en librairie afin de connaitre la suite de cette fresque fascinante, envoutante

On aime son petit coté horrifique mais sans trop qui nous fait frissonner, on apprécie l’humour distillé avec soin par l’auteur, on se réjouit de cette comédie de mœurs qui se joue sous nos yeux.

Bref un parfait cocktail pour passer un excellent moment de lecture. Alors pourquoi bouder son plaisir….

Vite la suite !

 

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) ;  

Le Challenge « Le tour du monde en 80 livres » chez Bidb (Etats-Unis).

Shiny Summer Challenge 2022 chez les paravers de Millina , 2

13 réflexions sur “Blackwater, tome 1 : La Crue, Michael McDowell

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