Blog à Part : Portrait de Blogueuse , Ge popote avec Simone Tremblay

Salut mes polardeux , Aujourd’hui je reviens avec « mes ITW Blogueur »
une rubrique qui qui est devenue incontournable sur notre blog et que vous connaissez bien maintenant
Blog à part : Portrait de blogueur

La trentième blogueuse à être interrogée aujourd’hui c’est : Simone Tremblay de « La Livrophage, une lectrice en campagne« 

ITW Blogueur

Ge : As-tu déjà participé à des interviews ?

 Simone : NON

 

1ère Partie

 

Ge : Bonjour, es-tu prêt(e) à être soumise à la question ?

Mais oui, bien sûr.

  

Ge : Alors ici on va, je vais essayer de comprendre comment on en arrive à créer un blog et comment on anime celui-ci.

Mais avant cela je sais que mes lecteurs et lectrices sont curieux

Alors, peux-tu te présenter ? Je veux tout savoir, ta scolarité, ton parcours pro, ton âge, oui je le demande même aux dames ! Surtout quand elles aiment le noir !

   Je me prénomme Simone, ce qui tu l’auras compris, suggère un âge certain ! J’ai bientôt 61 ans et je lis depuis mes 4 ans, je savais lire à cet âge. J’ai tous mes livres de gosse. J’ai un bac de lettres et c’est tout. Pour le reste… eh bien c’est tout !

Il faut ma bobine ? La voici :

 

 

 Ge : Dis-moi : Quelle place avait la lecture dans ton milieu familial ?

 J’ai eu de la chance de ce côté-là. Je suis née comme mes frères et sœurs, dans une toute petite école de campagne (elle n’existe plus, comme tant d’autres), où mon père était instituteur (c’est ainsi qu’on disait alors). Mes frères et sœurs sont nés là comme moi, à la maison qui était l’école. Et donc ça crée des liens avec la lecture, l’écriture et forcément avec les livres. On en a toujours eu et comme le petit Marcel dans La gloire de mon père, j’ai su lire avant d’être vraiment scolarisée – j’étais en classe sans être élève, planquée dans un coin au fond où je jouais avec des cubes.

Donc mon père lisait beaucoup, ma mère non, mes frères et sœurs aussi mais à des degrés différents. On a toujours eu une bibliothèque à la maison, j’ai toujours, ensuite, fréquenté les bibliothèques. 

  

Ge : Comment abordait-on le livre chez toi ?

  Eh bien le livre était une évidence, nous lisions tous, sauf ma mère qui est très peu allée à l’école (elle a lu plus tard, et beaucoup, à partir de son veuvage et de sa solitude).

 

Ge : Veux-tu bien me montrer ta/tes bibliothèque (s) :

Les voici :

Et m’expliquer comment elles fonctionnent, comment elles sont rangées ?

Mes bibliothèques, contrairement aux apparences, c’est le bordel, à part la deuxième photo où les livres sont rangés par édition, et encore, pas à tous les étages. Sinon, vu que je prête beaucoup, que je ressors, re-range et re-ressort tout le temps des livres, pour en parler à des amis et prêter, ce n’est même pas la peine de vouloir ranger. Je m’y retrouve et puis, le fait que ce ne soit pas rangé permet parfois de remettre la main sur un bouquin et de se dire, oh mince, comme j’ai aimé cette histoire ! Voilà, mes bibliothèques sont comme ça. Elles ne sont pas toutes sur les photos, certaines sont des bibliothèques partagées, celles de mes enfants par exemple, qui n’ont rien à envier aux miennes.

 

Ge : Et le livre et la lecture pour toi c’est quoi ?

 Eh bien réponse banale. Pour moi, les livres sont comme la nourriture, l’air que je respire, ce qui me permet de vivre. Indispensables.

  

Ge : Es-tu papier ou numérique ?

 Alors je préfère le papier, surtout quand j’écris ensuite (je corne les pages, je sais, plein de personnes n’aiment pas, mais moi j’aime, ça veut dire que le livre a été lu, qu’ici vibre une phrase clé, une phrase belle… Ou forte, ou super drôle…) Mais j’ai une liseuse, pour lire la nuit sans déranger mon mari. Et puis pour voyager, c’est bien. Donc, il y a aussi pas mal de livres dans sa bibliothèque. 

 

Ge : En parlant de bibliothèque, vas-tu ou es-tu allée en bibliothèque ?

 Ah je suis allée dans les bibliothèques dès qu’il y en a eu près de moi. La première, j’étais au collège, et j’y ai passé des heures et des heures.

 

Ge : Si oui qu’y as-tu trouvé, que t’ont-elles apporté ? 

 J’y ai trouvé d’abord la tranquillité, et un horizon infini, des possibilités de lecture infinies. Je suis plutôt exploratrice et je cherchais des noms inconnus. Dont on ne parlait pas. J’ai ainsi découvert René Crevel, et puis Hermann Hesse et Jorge Amado qui tous deux m’ont accompagnée, et Amado toujours.

 

Ge : As-tu une librairie attitrée ? Une ou plusieurs d’abord. Une ou tu achètes tes bouquins ? 

 J’ai longtemps pris des livres en bibliothèques, puis une librairie (Le Cadran Lunaire, Mâcon) et ma sœur aînée a des bibliothèques impressionnantes où je peux piocher, et maintenant, comme blogueuse, j’ai l’énorme et merveilleux avantage de recevoir des services de presse choisis ou reçus par envois spontanés. J’achète toujours aux Quais du Polar où je vais chaque année, mais j’achète peu. Réseau de partage entre ami(e)s aussi.

 

Ge : Où achètes-tu principalement tes bouquins. (Ça peut-être dans différents lieux, par exemple, moi c’est dans ma librairie de quartier, dans les librairies où je vais voir des auteurs, des librairies que je visite en vacances. Et aussi énormément sur les festivals et les salons où je vais. Parfois même c’est dans ma bibliothèque quand je reçois des auteurs…mais là c’est une libraire qui vient vendre les bouquins à la biblio pour l’occasion) 

 Réponse ci-dessus, la même. Je vis à la campagne et donc, mes achats se font si je vais en ville (Lyon, Mâcon, Villefranche sur Saône), plusieurs librairies, parfois des livres d’occasion – il faut varier les plaisirs !  – mais j’achète peu et jamais en ligne.

 

2ième Partie

 

 

Ge :  Bon passons aux choses sérieuses, Simone, tu es toujours prêt(e) ? 

 Mais bien sûr !

  

Ge : Combien de livres lis-tu par semaine, par mois, par an ?

 Eh bien, ça dépend des périodes, en général compte tenu du temps pour écrire les chroniques, je dirais que je lis entre 3 et 5 livres par mois. Parce que d’une part je ne suis pas une performeuse, que certains livres demandent du temps, plus de concentration, plus de réflexion, d’autres se lisent vite, mais ce n’est pas forcément bon signe sur leur portée. Enfin, cette question-là à mon avis ne dit pas forcément quelque chose de juste. La boulimie est un peu une maladie, non ? Ce qui compte pour moi – je précise, pour moi -, c’est ce qui reste après une lecture. Ce n’est pas le frisson immédiat, qui est facile, agréable mais souvent éphémère. La quantité je crois importe peu, c’est la qualité, et plus je lis, plus je suis exigeante.

  

Ge : Tiens-tu décompte précis de tes lectures ?

 Non, pas du tout. Mes articles pourraient servir à ça (un par semaine pour le moment), mais au fond, ça ne m’intéresse pas. Je trouve que ça ne sert à rien.

 

Ge : As-tu une PAL ?

 Eh oui, j’en ai une, parce que j’achète un peu, on me prête des livres, et je reçois des SP et au fait : il y a aussi la vie, quotidienne ou pas, mais la vie et ses exigences, contraintes, accidents, et donc…la pile monte faute de lecture possible. Je veux dire de vraie lecture, tranquille et concentrée. Et finalement, je me résigne à cette idée qu’il me restera toujours des livres à lire, que je ne lirai pas faute de temps, la production est exponentielle, …bref, je tente de modérer cette PAL. 

 

 Ge : Combien de livre dans ta PAL ?

 En ce moment 8. Et du lourd. 

 

Ge : Pour toi c’est quoi ta PAL, quelles relations entretiens-tu avec elle ? Comment la vis-tu ? 

 Ma foi, je vis ça avec résignation, elle ne baisse jamais beaucoup. Ma PAL m’attend, et puis voilà. Tant que je ne manque pas de livres, et tant qu’il y en a qui m’attendent, tout va bien. J’ai passé le cap de flipper parce que ma PAL ne baisse pas, hein !  Et même tant mieux, je sais que je ne manquerai jamais de lecture.

  

Ge : Alors…. Et le polar dans tout ça ? Pourquoi tu en lis ? As-tu un rapport particulier avec le genre. (J’entends par polar tout ce qui a trait aux littératures policières, du roman de procédure, au roman noir en passant par tous les types de thrillers…)

 Je suis venue tard au polar, j’ai un jour récupéré “La reine des pommes” chez quelqu’un de la famille. Et quand j’ai lu cet épatant bouquin, je me suis dit : Mince, j’aurais raté ça !!! Et voilà comment je suis venue au polar, avec Chester Himes, puis Jérôme Charyn et “Marylin la Dingue”, puis les classiques américains. Puis ça s’est poursuivi au fil des années, avec le grand Mankell, Indridason, les incursions de Sepulveda dans le polar (Un nom de torero ), j’ai fait de l’exploration un peu dans tous les pays. J’ai aimé énormément Patricia Highsmith, pas mal PD James, je suis revenue sur Simenon aussi, enfin quoi, j’ai exploré, j’explore encore, et je me promène. Parfois des déceptions, parfois c’est pas mal, mais sans plus. Bon, la lecture c’est ça aussi, des tâtonnements. J’en suis venue au noir, qui n’est pas du polar, même si souvent les deux se mêlent. Mais, ce que je veux dire, c’est que le catalogage a fini par m’agacer. Parce que ça fait passer à côté de plein de belles choses en littérature. Donc, si on regarde mon blog – où je suis presque obligée de mettre des mots clés, vieux restes de mon passage de bénévole en bib – on est loin d’un blog exclusivement fait de polar et de noir. Je ne veux surtout pas m’enfermer dans une image réduite. D’autant que nombre de livres sont inclassables et ce sont souvent les plus riches. Je veux être libre. 

Donc, je lis du polar, du noir, et du reste aussi, tant souvent la littérature est inclassable, et qu’il faut varier les plaisirs, les écritures, les sujets…Et puis pour moi, il est important de ne parler que de ce qui m’a intéressée, ce qui m’a retenue – ce qui ne veut pas dire non plus que ce fut un livre parfait, mais quelque chose me l’a fait terminer – , pour une simple raison, c’est que je ne finis pas un livre qui ne m’accroche pas au bout de disons 50 pages et que je n’ai aucune légitimité à démolir qui a sué pour écrire.

  

Ge : dis-nous, quels sont tes auteurs favoris ?

 Alors c’est dur, ça, parce que tous les jours j’en découvre de nouveaux…Me viennent à l’esprit Jorge Amado, Leonardo Padura, John Steinbeck, James Lee Burke, Luis Sepulveda, John Irving, Henning Mankell, et Hermann Hesse. Iain Levison, bien sûr la grande Joyce Carol Oates, Silvia Avallone.  Je pourrais ajouter Ian Rankin, Craig Johnson, Milena Agus, et plein d’autres, certains dont je n’ai lu qu’un livre, de jeunes auteurs tout neufs qu’il faut soutenir ou Gioacchino Criaco, dont je viens de chroniquer l’exceptionnel roman La Maligredi (Métailié). La liste est sans fin.

 Ge : Peux-tu nous parler de 5 livres qui t’auraient marqué ces dernières années

 Oui, d’abord “ Le blues des phalènes”, de Valentine Imhof au Rouergue noir, absolument impressionnant par sa construction, ses personnages et une écriture incroyable. Ensuite celui dont j’ai parlé plus haut, “La Maligredi” de Gioacchino Criaco – Métailié- un livre que je dirais complet par tout ce qu’il apporte et par sa grande qualité littéraire, 

 Poussière dans le vent” de Leonardo Padura (ex aequo avec du même auteur “Hérétiques” – Métailié), “Confiteor” de Jaume Cabré, essentiel, Actes sud, “Inflorescence” de Raluca Antonescu, La Baconnière, magnifique tableau de femmes et “Robicheaux” de James Lee Burke, Rivages, pour moi un des meilleurs de la série. Je triche en ajoutant Illska de Eirikur Örn Norddahl et un canadien une trilogie démente, “La bête à sa mère” de David Goudreault, éditions Stanké. Non, là c’est dur parce qu’il y en a beaucoup trop qui m’ont emballée.

Ge : Fréquentes-tu les festivals et autres salons…Si oui depuis quand ?

 Peu, sauf les Quais du Polar parce que c’est près de chez moi. Surtout pour les conférences ; c’est ce qui m’intéresse le plus. Le reste ma foi, les dédicaces de fans, ce n’est pas trop mon truc. 

Ge : Que t’apportent ces salons, ces rencontres ?

 Eh bien, ce que j’en dis plus haut, écouter des auteurs parler de leur art, l’écriture et du pourquoi, du comment, et les sujets qui les interpellent. J’ai pu entendre en particulier James Sallis (encore un que j’aurais pu citer ci-dessus…) et je pense que ça n’arrivera plus et David Vann (mais il était venu chez mon libraire) ou Ron Rash.

 

 

3ième Partie Un blog ? Pourquoi un blog ?

 

  Ge: Nous voilà dans le dur, on va sans doute enfin savoir pourquoi, et comment on en vient à créer un blog.

 Vaste sujet.

 

  Ge : Alors dis-moi :  qu’elles ont été les motivations de la création de ton blog ? Qu’est-ce qui t’a poussée à te lancer dans la création d’un blog?

Alors j’avais créé un blog comme moyen de communication pour la petite bibliothèque dont j’étais responsable, durant 12 ans. Il fallait essayer de tenir le lectorat en l’informant, en donnant envie, etc…avec un moyen moderne pour les gens plus jeunes. Sauf que j’étais la seule à l’alimenter, comme j’étais seule de l’équipe à faire presque tout ce qui animait le lieu. C’est entre autres choses ce qui m’a fait quitter ce lieu que j’aimais pourtant énormément. A la suite de quoi, le blog étant alors une formule gratuite, et comme personne ne voulait s’en occuper à mon départ, j’ai repris celui-ci à compte individuel, avec une forme autre, en “nettoyant” le contenu de toute référence au service public auquel il était destiné. D’ailleurs il se peut qu’il reste des traces…on n’écrit pas de la même façon ni on ne parle des mêmes choses sur un blog personnel. J’ai poursuivi parce qu’à mon départ, des abonnés voulaient pouvoir avoir encore des conseils de lecture. Et parce que je me suis dit que ce serait pour moi un exercice qui entretiendrait mon cerveau, une discipline avec des exigences de lecture et d’écriture. Je ne voulais pas perdre tout le contenu auquel j’avais consacré du temps et de l’énergie. 

  

Ge: Comment choisit-on le nom de son blog ?

 Simplement sur son sujet et sur le caractère de la personne qui le rédige, je crois que c’est comme ça que j’ai choisi, en fonction de ma personnalité.

 

Ge : Quelle est la date de création et l’origine du nom de ton blog ?

 Juillet 2010 et le nom La Livrophage pour me décrire, plus une lectrice en campagne à deux significations : pour mon lieu de vie ET le militantisme pour le livre et la lecture.

 

Ge : J’aimerai une brève histoire pour expliquer comment a débuté ton blog ?

Quand j’ai quitté la bibliothèque, pas mal de gens sont venus me parler et me demander comment faire pour avoir encore des conseils avisés, selon leurs goûts etc…je les connaissais bien, et quitter mes abonnés, ça me rendait triste, alors pour rester en relation avec les lectrices et lecteurs de la bibliothèque, et entrer en contact avec d’autres passionnés de lecture, j’ai poursuivi le blog modifié comme je l’ai expliqué plus haut. Un peu une histoire d’amitié avec les gens et puis les enfants aussi qui voulaient des conseils. Ce qui a bien bien marché !!!

  

Ge : Pourquoi l’avoir nommé ainsi ?

 La même réponse que plus haut : 

La Livrophage pour me décrire, plus une lectrice en campagne à deux significations : pour mon lieu de vie ET le militantisme pour le livre et la lecture.

 

 

 Ge : Quel est le but de ton blog ?

 Euh…comment dire ? Mais bien sûr il sert à partager et à échanger ! Sur les livres, la lecture, les moments forts avec les livres, avec leurs auteurs ou autrices, avec le monde des gens qui lisent, écrivent et traduisent, éditent…Il est aussi une discipline intellectuelle pour moi qui vis en pleine campagne, c’est un bon média pour rencontre des gens qui partagent ma passion pour la littérature. 

 

 Ge : Comment fonctionne celui-ci ?

 Je labeure toute seule comme une grande. Je lis seule, j’écris seule, je réfléchis seule. Et il fonctionne vaille que vaille !

 

 Ge : Où trouves-tu ton inspiration pour écrire tes articles ?

Il ne s’agit pas vraiment d’inspiration, mais de transmettre un ressenti, une analyse sans prétention, des émotions de lecture, des réflexions…afin de donner envie à d’autres lecteurs potentiels. Parfois l’écriture coule toute seule, parfois je rame à mort, quand je ne suis pas certaine de bien dire les choses. Certains livres sont si difficiles à chroniquer ! peur de trahir, de ne pas être à la hauteur, quand on sort d’une lecture fabuleuse…

 

Ge : Comment les prépares-tu ?

Je ne prépare pas, sauf les pages cornées pour les extraits frappants, les passages représentatifs du style, etc… Je me pose, et j’écris, puis réécris…puis relis et relis et corrige, etc etc…

 

Ge : À quelle fréquence postes-tu et comment tu t’organises ?

Je poste un article par semaine, parfois je programme si j’ai bien bossé ; comme là, en prévision de mon absence de trois semaines, j’ai des articles programmés jusqu’à fin août. Et sûrement mi-septembre si j’avance ces dernières semaines. Et pendant ce temps, je lis et je vis aussi !

 

Ge : Comment fais-tu la promotion de ton blog et de tes posts ?

Je n’en fais pour ainsi dire pas. Je partage sur mon compte FB et c’est tout. Il vit ou meurt…pour le moment, il bouge encore !

 

Ge : Combien de temps consacres-tu à ton blog par jour ?

 La lecture d’abord. Pour le blog, je surveille juste si des commentaires sont arrivés – et ne nous voilons pas la face, il n’y a pas pléthore ! J’y travaille quand je prépare une chronique, sinon, juste un coup d’œil le matin, le soir. En écrivant, je peux y passer heures par jour, parfois en une ou deux c’est fait, parfois un article est remis sur l’ouvrage plusieurs jours de suite. Pas de règle définie ou définitive. 

 

 Ge : Que t’a-t-il apporté depuis sa création ?

 Ce qu’il m’a apporté, c’est sans aucun doute de magnifiques rencontres et de belles amitiés, certaines devenues concrètes, d’autres virtuelles sans désespérer qu’elles deviennent réelles, et même si juste virtuels, de beaux échanges enrichissants. Et puis aussi ce dont je parle plus haut, une discipline

 

Ge : Qu’est-ce que ton blog a changé dans ta vie ?

Mon blog a changé mon univers de relations, difficile à élargir là où je vis. Mes possibilités d’échanges et mes horizons de lecture.

 

Ge : Quel est ton meilleur souvenir de blogueur ?

Certaines rencontres dont je ne veux pas parler. Mais si je devais en citer un ce serait peut-être un entretien avec Hélène Fournier, traductrice, une femme d’exception, entretien à la suite d’un message qu’elle m’a adressé pour me remercier de mettre le nom du traducteur à chaque fois sur mon blog, j’ai un grand respect pour les traductrices et traducteurs.

 

Ge : Peux-tu partager une anecdote avec nous, un truc rien qu’à toi ! sur toi ou ton blog ?

 Euh…non, je ne vois rien de spécial, les plus belles choses, je les garde privées ! Par respect pour les personnes concernées. 

  

Ge  :  Dirais-tu que tes habitudes de lecture ont changé depuis que tu tiens un blog? 

 Sans doute oui, parce que je reçois de SP et des livres qu’autrement je n’aurais pas lu probablement. En fait, je lis toujours autant, ni plus ni moins qu’avant, mais mes horizons se sont élargis. Et puis il y a l’écriture après, et ça change pas mal de choses, d’écrire. 

 

Ge : Dis-moi quand on a un blog, on est beaucoup sollicité(e) ? On a beaucoup de propositions ? D’ailleurs quel genre de propositions ? Et les SP, comment on les gère ?

 Je n’ai pas tant de propositions, mais de beaux retours parfois. Quant aux SP, je suis en confiance avec certains éditeurs, de très bonnes relations, et je ne remercierai jamais assez les attachées de presse indépendantes, avec lesquelles les échanges sont très riches, et qui me proposent plein de belles découvertes. Mes conditions sont claires dès le début, je ne démolis jamais quelqu’un qui a écrit, si je n’aime pas je n’écris pas. C’est acté auprès des éditions et des attaché(e)s de presse. Et tout va bien. Et puis j’aime bien mon indépendance, la liberté.

 

Ge : Te considères-tu comme un influenceur ? Pourquoi ?

Ohlala, jamais de la vie !  Je déteste ce mot. Je lis et dis, j’écris, j’ai aimé un texte, je partage mon plaisir et mes émotions, réflexions. Et chacun y trouve ce qu’il veut. Ne jamais penser qu’on est si important, jamais ! Je fais ce blog pour moi, pour les autres, et puis ça s’arrête là. On aime un livre, on le dit, et chacun réagit comme il est ou comme il veut. C’est le mot que je n’aime pas du tout, influenceur. Je préfère l’idée de partage.

  

Ge : Quelle est pour toi la définition du bon blogueur ?

Désolée, je n’en ai pas. Chacun est comme il est et fait comme il veut. C’est pour moi un espace de liberté, je ne veux pas être enquiquinée par des règles et des contraintes.

  

Ge :  A ton avis : Quel est l’avenir des blogs dans l’avenir du livre ?

Mystère…je ne me pose pas cette question. La seule que je me pose c’est ce que je ferai quand j’en aurais marre – ça arrivera, c’est sûr – et je crois qu’au fond ça ne changera pas vraiment quoi que ce soit à mon plaisir de lire, à mon amour des mots et de la littérature.

 

Ge : Ne penses-tu pas que la blogosphère livresque sera saturée un jour ?

Je n’en sais rien, encore une question que je ne me pose pas. La vie est courte et parfois plus que prévu, je ne veux pas m’encombrer de ces questions finalement assez futiles. 

 

Ge : Peux-tu donner deux conseils aux nouveaux blogueurs ?

Liberté et sincérité.

 

4e partie Instagram

 

Ge : Je crois que tu as un Insta ;  est ce que tu publies sur Instagram ?

Non. J’ai un compte, mais je n’y publie rien, je trouve que ce n’est pas adapté à l’écriture, et tout ça prend trop de temps.

  

Ge : A par la lecture et ton blog, tes réseaux sociaux, quelles sont tes autres passions dans la vie ?

Mes passions sont la nature, la marche, les arts en général, et l’amitié.

 

 Ge : Pour terminer, y a-t-il d’autres questions que tu aurais aimé que je te pose sur ton blog ?

Et si oui, lesquelles, et peux-tu y répondre du coup !

 Non

  

Ge : Sinon…rien à ajouter ?

 Non, rien à ajouter. 

 

 Ge : Tu es certain(e) que c’est ton dernier mot ? 

 Absolument certaine !

  

Ge : Alors un petit coup de gueule. ET Un gros coup de cœur… ? (Mais pas des livres, hein !)

 Bof, ben non. Ce n’est pas le lieu. Les coups de cœur hors livres, c’est privé ! 

Ge :  Ah et comme tu as un blog autour des polars, peux-tu répondre à cette dernière question : Que penses-tu de l’évolution du roman noir-policier et thrillers en ce moment ?

Je ne suis pas une spécialiste du tout du polar. Je trouve que la qualité est souvent au rendez-vous, mais on peut aussi tomber sur ce que je nomme du “tout-venant” assez médiocre ; ceci dit, je pense qu’il y a toujours eu de la bonne et de la mauvaise littérature, en polar ou autre, avec même une catégorie moyenne au milieu, passable. Je ne pense pas que l’évolution, hors le fait que l’époque change régulièrement, ce qui génère de nouveaux thèmes, soit une évidence. L’évolution, en littérature serait qu’il n’y en ait que de la bonne !!!  Je trouve par contre qu’il y a une offre pléthorique ce qui n’est pas forcément signe toujours de qualité (au prix du papier, on pourrait faire des économies.). Je choisis mes lectures, chacun peut faire de même, nous n’avons pas tous ni les mêmes envies, ni les mêmes attentes. Personnellement, j’aime avant tout une écriture de qualité, qui se démarque ou au moins se remarque. Le même sujet peut devenir formidable ou pitoyable selon l’écriture, car c’est de ça dont il est question. Savoir écrire ; il ne suffit pas d’assembler des mots pour raconter un fait, un geste, une histoire, il faut qu’il se passe quelque chose entre eux, entre ces mots. Le soin apporté à la construction, aux caractères. Il faut plein de choses pour faire un livre de qualité. Et toutes ne sont pas toujours au rendez-vous. Alors oui, la seule évolution serait que tout ou presque est publié et parfois il ne faudrait pas… 

 

Ge : Pour conclure : Que penses-tu de ces questions ?

J’ai répondu avec la plus grande sincérité, sinon ce n’est pas du jeu ; merci de m’avoir proposé cet exercice. Il y a peut-être des questions qui font un peu doublon, sinon c’est bien.

 

Ge :  Merci à toi chère Simone pour ces petites confidences, et à très vite sur collectif Polar et sur…. 

La Livrophage, une lectrice en campagne

 

 

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