Le crépuscule des éléphants de Guillaume Ramezi

La double chronique sur Collectif Polar

Aujourd’hui une mamie Flingueuse et une porte flingue vous parle d’une lecture commune.

Et c’est Dany qui ce matin vous offre sa chronique jubilatoire


Le livre : Le crépuscule des éléphants de Guillaume Ramezi – Paru le 21/04/2021 chez Phénix noir – 20 € (376 pages) ;  14 x 21 cm

 4ème de couverture :

Au Gabon, le danger est omniprésent. Des meurtres atroces ont été commis… Andreas ne se fie pas aux autorités locales corrompues jusqu’à la moelle.
Lorsque Camille, lieutenant de police à Paris, reçoit son appel de détresse, elle n’hésite pas à se mettre en danger pour le rejoindre. La jeune femme va se retrouver au cœur d’un trafic d’ivoire international qui ne laisse aucune chance aux éléphants et leurs défenseurs.
A qui profite réellement ce commerce ? Qui en tire les ficelles ? A qui peut-on réellement se fier ?
Guillaume Ramezi met en lumière un commerce illégal et pourtant toujours d’actualité dans un polar à la fois angoissant et touchant.

L’auteur : Né en 1979 à Lorient, Ingénieur de formation, Guillaume Ramezi est cadre dans l’industrie.
Breton de naissance, il a grandi dans le Finistère du côté de Morlaix et de Plourin-lès-Morlaix où il a effectué toute sa scolarité.
Après une dizaine d’années passées dans l’industrie, il a repris la plume qu’il avait délaissée au sortir de l’adolescence.
En 2018, il a publié un premier roman d’espionnage, Derniers jours à Alep.
Marié et père de deux enfants, il vit en Vendée.
Extraits :
« En temps normal, dans une harde classique, s’il arrive malheur à l’une des éléphantes, les autres sont en mesure de prendre le relais et d’allaiter les petits non encore sevrés. Malheureusement cette fois, toutes les femelles ont été exterminées. Si nous ne l’avions pas repéré par hasard, errant et épuisé, ce pauvre bonhomme serait mort de faim. »
« Elle ne l’avait plus revu depuis qu’ils avaient failli périr ensemble en mer du Nord avec quelques autres militants. C’est lui qui l’avait convaincue de participer à cette mission pour bloquer les baleiniers norvégiens. Ils s’étaient rencontrés quelque temps auparavant lors d’un colloque de leur ONG à Paris. Andreas était le fils aîné d’un politicien norvégien membre du gouvernement en place. Camille et lui avaient trempé dans quelques actions coup de poing un peu partout en Europe et lorsque son père avait été nommé au puissant ministère de la Pêche, cela avait été la goutte d’eau. Le jeune homme avait alors décidé de s’attaquer aux énormes bateaux traqueurs de cétacés qui, pour lui, étaient une honte pour son pays. Camille n’avait pas hésité longtemps avant de lui prêter main-forte dans cette entreprise, le maintien de cette chasse en dépit des traités internationaux l’avait toujours révulsée. Tout ne s’était pas déroulé comme prévu. L’affrontement avait été violent et ils en avaient tous les deux subi les conséquences. Outre les blessures sérieuses subies, la balafre qui barrait le flan de la jeune femme en témoignait, ils avaient dû faire des choix. Camille avait pris la décision de se consacrer à sa formation de police. Quant à Andreas, le procès qui avait suivi leur coup d’éclat, et la pression de son père surtout, l’avaient obligé à se faire plus discret. Il n’avait pas cessé pour autant ses activités militantes. Préférant une voie plus éloignée des implications familiales, il s’était exilé en Afrique pour soutenir les associations qui y œuvraient pour la protection de la faune sauvage. »

 

La chronique jubilatoire de Dany

Le crépuscule des éléphants de Guillaume Ramezi

Quand la misère ne permet pas de vivre selon son éthique, il est aisé pour les trafiquants d’en profiter et d’user de menace, d’humiliation, d’influence pour détourner la loi et les valeurs humanistes.

Partant d’une situation critique au Gabon, Andréas, un gestionnaire de réserve naturelle fait appel à son ancienne petite amie pour résoudre un meurtre, alors que sévissent massivement les auteurs de massacres d’éléphants. Le lecteur se fait embarquer par Camille fliquette en vacances qui part rejoindre Andréas en se faisant aider à distance, avec l’accord implicite un peu improbable de sa hiérarchie, par son équipe d’enquêteurs parisiens. Mais le trafic répond à la loi de l’offre et de la demande, et la demande vient de l’Europe en transitant par la Chine. Dès lors le lecteur va suivre les méandres de ce commerce triangulaire qui cache un autre trafic tout aussi pernicieux et illicite bien sûr, sous couvert de l’art !

Beau suspense où l’on apprend le fonctionnement des rangers, les usages des populations autochtones, les réalités de la coopération sanitaire, les aléas de la protection des espèces en voie d’extinction et la cupidité du genre humain.

Roman efficace qui nous questionne plus largement sur nos débordements consuméristes et les atteintes à la nature qui en découlent.

Merci à Ludovic Miserole pour son conseil de lecture.

Lu en version numérique 9.99 €

6 réflexions sur “Le crépuscule des éléphants de Guillaume Ramezi

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