Body Language, Allison K. Turner

Le livre : Body Language d’Allison K. Turner, traduit de l’anglais par Claire Breton. Paru le 1er avril 2022 aux éditions Alibi Fiction dans la collection Filature. 21€. (365 p.) ; 22 x 14 cm

4e de couv :

Body Language

Cassie Raven est technicienne à la morgue de Camden le jour, apprentie taxidermiste le soir. Son job consiste à préparer les corps et assister le médecin légiste. Elle coche toutes les cases du stéréotype de la fille bizarre : un peu gothique, piercée et tatouée de partout. Elle est persuadée que les cadavres peuvent vous donner des indices sur les causes de leur mort, à condition de les « écouter ». Un matin, elle trouve comme première cliente son ancienne prof, Mme E » celle qui l’a aidée à sortir de la drogue et des squats et qui l’a remise sur les rails quelques années auparavant. Conclusion du médecin légiste : mort accidentelle par noyade, donc pas d’autopsie poussée. Cassie n’y croit pas, elle pense à un assassinat. Mais comment le prouver ? Pas simple, surtout qu’elle n’a pas vraiment la cote auprès de la police et qu’elle a sur le dos l’inspectrice Phyllida Flyte, coincée et glaciale, qui la suspecte d’avoir volé un cadavre à la morgue…

Le premier volet d’une trilogie forensique avec une héroïne décapante.

 

 

L’auteur : Allison K. Turner est écrivaine, scénariste, productrice de documentaires pour la télévision anglaise. Elle a déjà publié une trilogie sous le pseudonyme de Anya Lipska, mettant en scène un détective dans la communauté polonaise de Londres.

 

 

Extrait :
« Dès son premier jour de travail à la morgue, cinq ans plus tôt, Cassie avait trouvé tout naturel de parler aux défunts dont elle avait la charge, de les traiter comme s’ils étaient toujours en vie, toujours des personnes.
Et de temps à autre, il leur arrivait de lui répondre.
Ce n’était pas comme quand un vivant parlait – déjà, leurs lèvres ne remuaient pas -, et l’instant était toujours si fugace qu’elle aurait presque pu se l’être imaginé. Presque. La plupart du temps, ils posaient une question du style Où est-ce que je suis ? Ou Qu’est-ce qui m’est arrivé ?, simple reflet de leur perplexité à se trouver dans ce lieu étrange. Mais parfois, Cassie était convaincue que leurs propos contenaient un indice sur la cause de leur décès.
La jeune femme n’avait jamais raconté à quiconque ces « conversations » : on la trouvait assez bizarre comme ça. Cependant, les autres ignoraient ce qu’elle avait au fond de ses tripes : les morts parlent – pourvu qu’on sache les écouter.
« 

Le post-it de Ge

Body Language, Allison K. Turner

Cassie Raven, employée à la morgue du quartier de Camden, au nord de Londres et elle prend grand soin des morts.  Cassie Raven a 25 ans, elle est technicienne en anatomopathologie aussi assiste-t-elle les médecins légiste, elle prépare les corps mais elle peut procéder elle-même à différents actes d’autopsie…La jeune femme au style gothique n’est pas très sociable, elle est plutôt même totalement asociale. Il faut dire qu’elle n’a pas eu une vie facile, à l’adolescence elle a eu des problèmes avec la drogue, elle a vécu dans des squattes. C’est sa grand-mère, adorable mamie polonaise qui l’a élevée à la mort prématurée de ses parents disparus trop tôt dans un accident de voiture. Depuis Cassie a un rapport particulier à la mort. Elle a comme qui dirait un don pour parler aux morts. Elle semble communiquer avec eux, elle arrive à les rassurer. 

Elle reconnaît un jour parmi eux le corps de madame E., son ancienne professeure de maths et de science. Géraldine Edwards a été sa prof au centre de formation pour adultes Et surtout c’est elle qui l’a aidée à régler ses problèmes avec la drogue et la justice. 

Geraldine Edwards, alias Mme E a été retrouvée morte dans sa baignoire.  Se fiant à son instinct, Cassie est persuadée que cette mort accidentelle est en fait un assassinat. Mais le nouveau légiste lui conclut à une simple noyade, un banal accident domestique. 

Cassie va devoir enquêter de son côté pour que la vérité sur la mort de Mme E éclate ! Elle lui doit bien ça car c’est elle qui lui a permis de décrocher son diplôme.

Oui mais voilà les choses se compliquent…

Le corps du vieil Harold Hardwick disparaît de la morgue et c’est la carte magnétique de Cassie qui a été utilisée aussi tout la désigne comme coupable et l’inspectrice Phyllida Flyte n’a pas l’intention de lui faire de cadeaux car l’enquêtrice de police se méfie d’elle et de sa proximité avec les morts.

Mais un point commun lie ces deux femmes, elles sont toutes les deux revêches et semblent froides au premier abord.

Mais alors par contre leur style est en totale opposition. Le look très strict de Phyllida contraste totalement avec la gothique Cassie. Ici c’est coupe undercut versus chignon stricte. C’est tailleur de rigueur contre piercings et tatouages.

Mais les deux femmes vont finir par se rapprocher, il faut dire que derrière leur profil de guerrière se cachent deux jeunes femmes aux fêlures et aux drames intimes assez similaires. Ainsi de leurs antagonismes et leur similitude va naitre une belle complicité.

Et c’est aussi ça que j’ai aimé dans ce polar underground. C’est le portrait parfaitement campé que fait A K Turner de ses deux protagonistes. C’est l’exactitude de la psychologie de ses personnages.

J’ai aimé aussi le décor de ce quartier interlope londonien.

Et j’ai apprécié la précision qu’apporte l’auteur aux scènes de crimes, aux autopsies minutieuses, à la préparation des morts…Tout est parfaitement réaliste et surtout très documenté. On n’en apprend beaucoup sur les sciences forensiques.

Et l’association de tous ces éléments est vraiment réussie.

Et, avec Cassie Raven, la mort n’a jamais dit son dernier mot ! Ah oui j’allais oublier, vous ai-je dis que durant ses temps libre, Cassie étudiait la taxidermie !

Et croyez-moi c’est passionnant.

De plus j’avoue le petit côté « Lisbeth Salander » de notre jeune héroïne n’est pas pour me déplaire.

On nous dit que Body Language est le premier volet d’une trilogie forensique avec une héroïne décapante. Je confirme et surtout j’attends la suite des aventures de Cassie et Phyllida avec impatience.

Merci Charlène d’Alibi, ce titre fut une très très belle découverte !

 

J’ai lu ce livre aussi pour ces 4 défis :

– Challenge Juillet Sororité de Stelphique

– Challenge Thriller et polar 2022- 2023 chez Sharon

 – Challenge Les Dames en Noir 2022 chez Zofia

 – Challenge « Le tour du monde en 80 livres » chez Bidb (Royaume-Uni).

5 réflexions sur “Body Language, Allison K. Turner

Vous avez la parole, laissez un commentaire, ça fait toujours plaisir.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s