ITW Seriale lectrice , Ge papote avec Sylviane Bugey

Hello mes polardeux

Aujourd’hui je vous présente une nouvelle Serial Lectrice.

Car en effet, nous avons la chance chez Collectif Polar d’accueillir une nouvelle chroniqueuse. Aussi pour la découvrir un peu, je vous propose de suivre notre petit entretien.


ITW Sériale Lectrices spéciale indic, Ge Papote avec Sylviane Bugey

Ge : Bonjour Sylviane, es-tu prêt(e) à être soumise à la question ?

Bonjour,

Je ne vois ni le faisceau aveuglant d’une lampe dirigée vers ma personne, ni vitre sans tain…alors je suis prête à répondre aux questions

(Mais je veux bien un sandwich jambon-beurre et un demi bien frais pour poursuivre cet interrogatoire, pardon interview)

 

Ge : Alors, Sylviane peux-tu te présenter ? je veux tout savoir, ta scolarité, ton parcours pro, ton âge, ta vie…

Je suis née en province, un papa d’une famille de paysans, de la montagne, et une maman italienne, du sud de l’Italie, au bord de la mer Adriatique.

Certains dimanches, les retours des champs sur la charrette de foin, dans le jardin, cueillir les groseilles pour la confiture avec la gâteau au yaourt, en chantant « A la claire fontaine », le gratin dauphinois,  poulet rôti,,.d’autres dimanches,  mon grand-père italien  qui écoute de l’Opéra ou joue de la guitare, retour du marché avec des tomates pour la sauce,  les vraies pâtes, foccacia, faites maison, 

Mon âge voudrait que je parle de mes différents parcours professionnels aussi divers et variés.

Après mon bac, je suis devenue l’assistante du photographe dans une école de photographie. On était encore au temps de la photo argentique, développement de la pellicule, agrandisseur, révélateur et fixateur. Ma culture photographique n’était pas très grande. Grâce à ces cours que je suivais aussi, j’ai appris le nom des photographes reconnus mais aussi à apprécier une image ou simplement regarder autour de moi. (Je précise sans voyeurisme mais plus pour capter un instant).

Puis, retour au études, DUT communication à Toulouse. Comment apprendre à dire beaucoup, joliment sur un sujet quel qu’il soit pour le faire connaître même si on ne le connaît pas.

Et j’arrive à Paris…  Un quartier entre les ateliers des artisans et d’artistes et les bars pas encore décorés en faux-vieux bistrots.

Puis, je trouve un emploi d’assistante-commerciale dans une imprimerie, loin, là-bas, en banlieue.

Les polars pendant le trajet en métro, un café au comptoir du bar-tabac de la gare, et le bus le matin pour traverser une zone industrielle, digne d’un décor de roman noir.

J’en garde un très bon souvenir avec une ambiance de transmission et de partage de savoir.

Puis, je tombe par hasard dans le tourisme et plus particulièrement le réceptif. C’est organiser les séjours des personnes qui viennent en France. Depuis j’y suis toujours et cela me plait, bien que Internet ait changé beaucoup de façon de travailler dans ce secteur.

Aujourd’hui j’habite dans un quartier où il y a de faux vieux-bistrots, des artistes et encore quelques artisans.

Ge : Dis-moi : Quelle place avait la lecture dans ton milieu familial ?

Il n’y avait pas de livres à part le Larousse Ménager et 02 dictionnaires Larousse, que l’on pouvait feuilleter mais en faisant très attention (les noms communs et les noms propres).

Le journal local seulement le dimanche.

On écoutait la radio et regardait les films du dimanche soir et des dossiers de l’écran.

Ge : Comment abordait-on le livre chez toi ?

Je ne sais comment est arrivé France loisirs et ses best-sellers proposés à l’achat, à la maison, et chose étrange je ne me souviens que d’un des titres que l’on a acheté à cette époque. » Le Pull over rouge » de Gilles Perrault.

Un jour, ma maman, nous inscrit ma sœur et moi à la bibliothèque municipale.

Je tombe dans le policier tout de suite. (Club des 05, Agatha Christie…). J’y allais tous les mercredi matin. Les livres étaient dans un carton attaché sur le porte-bagage de mon vélo, avec « le pain de 4 » glissé sous le tendeur.

On achetait aussi Le journal de Mickey et Pif le chien. Je dois avoir au grenier, non pas les haricots sauteurs mais le collier de Rahan, en raphia avec les crocs en plastique.  Et c’est de là je pense que vient aussi mon gout pour la lecture de la Bande-dessinées. Tout un été à lire les Tintin et Asterix de mon cousin.

A la primaire, un des premiers livres du genre policier qui m’a marqué : « Remi et le fantôme » de Colette Vivier. Au collège, je remercie Mme Dupin, ma professeure de français qui avait choisi de nous faire lire, Malataverne de Bernard Clavel. L’auteur parlait déjà des adolescents désœuvrés de la campagne…Je remercie les enseignants qui m’ont donné aussi envie de lire, les classiques, la poésie …

Ge : Veux-tu bien me montrer ta/tes bibliothèque (s) :

Oui, mais actuellement, suite à des travaux, ma bibliothèque doit être à nouveau rangée.

Est-ce que l’on peut m’expliquer pourquoi je n’arrive pas à ranger les livres comme avant et cela malgré la prise de photos avant. Il n’ y avait qu’une seule rangée par étagère et là, je devrais en faire deux.

Un mystère.

Ge : Et m’expliquer comment elles fonctionnent, comment elles sont rangées ?

Dans mon 40m2, je n’ai qu’une bibliothèque modeste que j’essaye de tenir rangée avec mes critères.

Par pays, collection, auteur…

Une majorité d’étagère pour les polars,

Puis l’Amérique, les bandes dessinées, les livres sur la musique, la photo, d’autres auteurs que le polar,  les magazines…

Ge : Et le livre et la lecture pour toi c’est quoi ?

Pardon pour ces banalités

Une évasion, apprendre, découvrir

Ge : Mais c’est pas des banalités… Sylviane dis-moi, es-tu papier ou numérique ?

Papier pour la lecture des romans

Je suis attentive aux informations des réseaux sociaux qu’ils peuvent annoncer dans le domaine du polar (bloggeurs, éditeurs, festival, auteurs…)

 

Ge : En parlant de bibliothèque, vas-tu ou es-tu allée en bibliothèque ?

Comme je le disais, depuis longtemps je vais en bibliothèque et je continue…

Celle de mon quartier ou celles, d’autres quartiers, celle de mon ami en banlieue,

« la bibliothèque pour tous » du village de mes parents où je vais en vacances.

GVL : Qui as-tu trouvé, que t’ont-elles apportée ?

De découvrir des auteurs, des histoires et des rencontres et échanges avec de vraies bibliothécaires et des lecteurs.

Lire mais aussi les concerts, les conférences ls expositions..

J’en ai repéré certaines où les bibliothécaires essayent de nous proposer des auteurs et des titres qui ne sont pas forcément dans les listes des nouveautés posées sur la table à l’entrée. Table que je ne néglige pas non plus.

Et il m’arrive d’acheter les livres de bibliothèques que j’ai aimé.

Ge : As-tu une librairie attitrée ? Une ou plusieurs d’abord. Une ou tu achètes tes bouquins ?

Je n’étais pas une habituée des librairies peut-être parce que mal à l’aise à l’idée d’y entrer

Depuis quelques temps, Je suis fidèle à la libraire « la Litote en tête » Paris 10.

J’ai souvent un titre ou un auteur en tête lorsque j’y vais, pour moi ou pour un cadeau.

Mais je n’hésite pas à demander conseil

Bien que fermée pour travaux, j’ai pu commander « Alibi » et aller le chercher en toquant à la porte.

 

 

 

Ge : Où achètes-tu principalement tes bouquins. (Ça peut-être dans différent lieu, par exemple, moi c’est dans ma librairie de quartier, dans la librairie où je vais voir des auteurs, des librairies que je visite en vacances. Et aussi énormément sur les festivals et les salons où je vais. Parfois même c’est dans ma bibliothèque quand je reçois des auteurs…mais là c’est une libraire qui vient vendre les bouquins à la biblio pour l’occasion)

Comme je l’ai dit précédemment, à ma librairie de quartier, « la Litote en tête.

Quand je suis en vacances, j’achète toujours un livre de poche, que je date avec la ville et la librairie où je l’ai acheté, les festivals, les vide-greniers, les signatures d’auteurs… je regarde toujours dans les boites à livres,

Et depuis que je suis allée au festival  « Paname Bouquine », le festival des bouquinistes de Paris, je pense y retourner pour acheter des livres. J’ ai été agréablement surprise par l’ accueil des bouquinistes, quelque soit leur spécialité de littérature.

Et dans les festivals…

Ge :  Bon passons aux choses sérieuses, tu es toujours prêt(e) ?

J’ai fait une pause au comptoir du coin pour mon café matinal et maintenant je suis prête

 

Ge : Combien de livre lis-tu par semaine, par mois, par ans ?

Au moins, un par semaine, si ce n’est deux…

J’ai toujours un livre avec moi dans mon tote bag, quelque soit l’endroit où je suis.

Je peux revenir sur mes pas si j’ ai oublié de prendre mon livre du moment

 

GVL : Tiens-tu décompte précis de tes lectures ?

Je ne comptabilise pas. Les personnes qui m’entourent sont étonnées par le nombre de livre que je lis.

 

Ge : As-tu une PAL ?

Une PAL des livres des bibliothèques ;

Dans la bibliothèque (le meuble) avec des PAL horizontales et verticales.

J’alterne entre les unes et les autres

 

Ge : Combien de livre dans ta PAL ?

Celle des livres empruntés aux bibliothèques, environ entre 10 et 15

J’essaye de résister aux prêts courts pour les lire plus tranquillement après

Et les autres…pas possible de dire combien…

Je lis les uns les autres suivant mes envies

Et j’ai mon carnet où je note les titres que j’ai envie de lire, ceux que j’ai lu…que j’actualise en relisant ces listes de titres

Et maintenant j’ai une petite PAL de carnets

Ge : Pour toi c’est quoi ta PAL, quelles relations entretiens-tu avec elle ? Comment la vis-tu ?

Réconfortante, énervante…

Je regarde souvent les titres pour les prochaines lectures

 

Ge : Alors…Et le polar dans tout ça ? Pourquoi tu en lis ? as-tu un rapport particulier avec le genre. (J’entends par polar tout ce qui a attrait aux littératures policières, du roman de procédure, au roman noir en passant par tous les types de thrillers…).

Ce serait difficile pour moi de ne plus pouvoir lire de polars.

Pour suivre une enquête, je me prends au jeu de deviner qui, pourquoi, comment…

Ce que j’aime, c’est me faire balader par l’auteur quand il nous laisse des indices, des détails auxquels on ne prête pas attention, alors que c’est important pour résoudre l’enquête.

Mais pas que. C’est souvent un prétexte pour apprendre sur des sujets de société, se retrouver dans d’autres époques, voyager dans un pays,

Des personnages que j’aime suivre aussi bien  dans leurs tourments (beaucoup en ont pas mal à régler) que leur aventure

Craigh Johnson, Longmire et l’humour de la nation cheyenne

Deon Meyer et les enquêtes de Bennie Griessel

Ian Rankin, John Harvey, je ne sais qui de John Rebus ou de Charles Resnisk est le plus tête de mule,

Ou celui de Wallander de Henninck Mankell

Et le plus barré entre Mc Cash de Caryl Ferey et le Harry Hole de Jo Nesbo et le Jack Taylor de Ken Bruen

Michèle Piedennelli, les enquêtes en dock Martin’ de Ghjulia Boccanera.

Adrian Mckinty, Sean Duffy qui regarde tous les matins si une bombe n’a pas été déposée sous sa voiture

Je l’abandonne pour d’autres styles de lectures, d’autres univers mais j’y reviens toujours.

Et quand les autres histoires rejoignent celles des romans noirs, cela me fait sourire.

Je m’énerve quand il m’arrive d’avoir l’impression de relire la même enquête et soudain…un nouveau titre, un auteur que je ne connaissais pas, et le bonheur de lire à nouveau du polar.

 

Ge : dis-nous Sylviane, quels sont tes auteurs favoris ?

C’est un peu comme demander le nombre de livres que je lis… J’ai commencé la liste et je me suis dit que ç’ est déjà trop long et fastidieux à lire.

Et la liste n’est pas exhaustive.

Patrick Pecherot,

Didier Daenninck, Meurtres pour mémoire et Cannibale

JP Pouy, La belle de Fontenay, 54X13

Georges Simenon

Jean Giono, c’est noir parfois

Sébastien Japrisot, tout et sa façon de nous promener dès la première page.

Pierre Pelot

Nicolas Matthieu,

Nicolas Lebel, rencontré il y a …en librairie et depuis on se croise toujours.

Hannelore Cayre, Marion Brunet, Fred Vargas, Alicia Bartlett Gimenez, Andrée Michaud,

Au passage, Solak de Catherine Hinault (fortement recommandé),

Claire Raphael

Mirko Sabatino,

Xavier-Marie Bonnot, passionnant aussi bien par le choix des sujets de ses livres que lorsqu’il en parle

Olivier Norek, Laurent Guillaume, Olivier Marchal (Ah ce n’est pas un écrivain…pardon)

Donald Westlake, je ris encore quand je pense aux passages où Dortmunder et sa bande de pieds nickelés se retrouvent embringués dans des histoires pas possibles

James Lee Burke, ses descriptions du soleil qui se lève du Bayou et la musique que l’on entend tout au

Long de l’histoire en mangeant des po’ boy, des écrevisses bouillies et des hamburgers aux huitres pannées

(J’ai gouté le Dr Pepper de Robichaux, je n’aime pas)

Michael Connely, les enquêtes de Harry Bosch et pour la façon d’inclure la ville de Los Angeles dans l’histoire. La nuit, depuis la terrasse de la maison de Harry Bosch,

Dennis Lehane, les enquêtes de  Patrick Kenzie et Angela Gennaro depuis leur clocher

(Je voudrais bien lire une de leur nouvelle enquête ? Quelqu’un a-t-il des nouvelles sur cette éventualité ?

Et Mystic River

Des bandes-dessinées, pas que polar

Les adaptations de Leo Malet par Tardi, Brouillard au Pont de Tolbiac

Blast de Manu Larcenet,

From Hell, une autopsie de Jack L’ éventreur, Alan Moore et Eddie Campbell

Les trois récits de Raynal Pellicer, illustrés par Titwane (Enquêtes générales, Brigades criminelles, Brigades des mineurs)

Il était une fois en France de Sylvain Vallée et Fabien Nury

 

 

GVL : Peux-tu nous parler de 5 livres qui t’auraient marqué ces dernières années,

 

Dernières années, jusqu’ à quand mais il y a toujours eu des polars qui m’ont marqué…

 

Hervé le Corre, l’homme aux lèvres de saphir

J’ai acheté ce livre alors que je me promenais du côté de Belleville, un quartier dont l’atmosphère en 1870, ne devait pas être très éloigné de celle décrite par Hervé le Corre.

C’est mon 1er roman de Hervé Le Corre. (Et je lis tous les autres)

Je me suis perdue dans un Paris interlope des faubourgs avec l’inspecteur Metamendia à la poursuite du tueur en série. Un roman historique prenant. Ce sont des scènes cinématographiques qui déroulent tout au long de la lecture.

Tardi, l’adaptation de Leo Malet » Brouillard au pont de Tolbiac. »

Décidément, Paris est encore le décor de ma lecture.

Une histoire noire, rendue belle et mélancolique par le dessin de Tardi.

Je suis allée dans le 13ème avec l’album sous le bras, refaire le parcours de Nestor Burma.

Il n’y avait pas encore eu les grands travaux.

Les adaptations de Tardi, m’ont donné envie de lire « Les Mystères de paris » de Leo Malet pour suivre Nestor Burma. … et puis d’autres auteurs, français, américain, nordiques…

Colin Niel, la série Guyanaise, Entre les fauves, seules les bêtes…bref tous les titres de Colin Niel  

Parmi les auteurs de l’éditeur Rouergue noir dont j’apprécie leur collection, Colin Niel est un de mes préférés

Pour ses histoires guyanaises, Colin Niel nous décrit très bien les problèmes de ce territoire, l’exploitation illégale de l’or, trafics de drogue, les menaces sur la biodiversité…tout en nous faisant découvrir la beauté de cet endroit et ceux qui y habitent. On entend les sons de la jungle amazonienne et je suis volontiers Amato malgré ses tourments. J’attends avec impatience le prochaine «  darwyne »

Pour les autres titres, je me demande toujours où on l’histoire va nous emmener et je ne suis jamais déçue du voyage.

Alexandre Dumas, Le conte de Monte- Christo

Je n’ai lu le conte de Monte Christo que très tard. Je lisais déjà des polars et m intéressais aussi l’histoire de la littérature policière. Et c’est comme ça, que j’ai découvert des auteurs, des styles différents, à des époques différentes, dont le roman-feuilleton des journaux du 19ème siècle. Je me suis vite laissé embarquée par Alexandre Dumas. Romanesque mais aussi un bon polar. Depuis l’évasion de l’île d’If jusqu’à la vengeance élaborée par Edmond Dantés, le méchant, Danglars, l’amour, Mercedes…

Et surprise de retrouver un Danglard mais avec un « D », en adjoint du commissaire Adamsberg, de Fred Vargas

Peter Hoeg, Smilla et l’amour de la neigeoù on apprend que les inuits ont de multiples façons de nommer la neige.

Les histoires d’inuits avec celle des amérindiens me touchent toujours.

Est-ce leur respect de la nature, leur histoire, les paysages…je ne sais pas.

L’enquête de Smilla, mêlée à ses souvenirs d’enfance m’ont marqué.

On part de traces de pas dans la neige sur un toit, en passant par le désert polaire du Groenland, pour finir au fond de la cale d’un bateau,

GVL : Fréquentes-tu les festivals et autres salons…Si oui depuis quand ?

Depuis la fin des années 90, j’essaye d’aller souvent dans les festivals parisiens et de banlieue.

Le premier festival ou je suis allée c’est celui qu’il y avait à Bastille, début des années 90 ? 

Ensuite, il y a eu le festival polar de la SNCF,  

Puis Montigny les Cormeilles, Neuilly Plaisance, Mennecy, Sens, Ormesson …

Je vais parfois au salon du livre de Paris mais plus rarement.

Les festivals pas que polar, Mots à Mots à la Villette, Paname bouquine, le Salon du livre, Saint Maur en poche, le festival America,

Pas que je ne voudrais pas aller à ceux qui déroulent en Province, au contraire…

Parmi ceux qui me tentent sont Lamballe, Pau, Vienne, le Havre. Etonnants voyageurs

Et bien sûr Quai du Polar ou il faudrait que j’aille me perdre un jour. Je dis bien me perdre parce que cela ce festival me semble si grand.

GVL : Que t’apportent ces salons, ces rencontres ?

Après la lecture d’un roman, j’ai parfois des questions sur le contexte de l’histoire, le personnage…

Ce n’est facile, par peur de déranger, mais c’est un vrai plaisir d’échanger avec les auteurs.

Aussi pour les tables rondes de qualité qui apportent souvent un plus à la lecture, que l’on peut écouter tranquillement.

Découvrir de nouveaux auteurs. C’est bien d’être bousculée dans ses habitudes.

Mes prochaine lectures, Victor Guilbert, Douve et Nicolas Druart, Jeu de dames

C’est toujours dans une ambiance bonne enfant, joyeuse…avec aussi des échanges avec les autres lecteurs.

 

Le premier festival ou je suis allée c’est celui qu’il y avait à Bastille, début des années 90 ? 

Les auteurs, les uns à côté des autres, assis, …Il y en avait beaucoup et on passait devant en file indienne. Cela m’avait impressionné et je n’ai pas osé leur parler.

Ensuite, il y a eu le festival polar de la SNCF,  

Ce festival a permis de mettre en avant la littérature policière

Pour ma part, de me faire découvrir des auteurs.

Je regrette, que dès le début, et encore plus aujourd’hui, qu’il n’ait pas été plus accessible aux lecteurs notamment lors de la remise des prix.

Je suis mauvaise langue parce que c’est grâce au prix SNCF, que j’ai rencontré Franck Thilliez pendant le tournage de l’adaptation de son roman, « La chambre des morts »

J’ai eu la chance d’avoir eu dans des moments qui pour moi ont été de moments magiques.

A Montigny les Cormeilles, souvenir boire un verre en compagnie de Patrick Pecherot et Serguei Dounovetz.

Au salon du livres, au milieu de la foule, Fred Vargas, qui prend le temps de me faire un dessin avec une jolie dédicace. 

A Mennecy, Xavier-Marie Bonnot qui parle de ses livres, de Marseille, d’histoire, de plongée archéologique, …passionnant.

Puis Paris Polar,

d’abord en visite puis, comme bénévole dans l’organisation du salon.

Hôpital Saint-Anne, atmosphère étrange dans les allées et les jardins.

Assister à la conférence avec Olivier Marchal. La conférence se termine, on ferme la salle. Et surprise, les derniers à partir, on se retrouve à papoter avec lui.

Cette année, pouvoir bavarder à Saint Maur en poche, tranquillement, avec David Joy, Tonino Benaquista…

Un regret, ne pas avoir pu croiser Pauline Guéna, qui avec des livres sur la musique, la police,

L’Amérique…avait tous les sujets pour me plaire…

Et Joey Star, manqué alors que son livre, « le Monde de demain, » qu’il a co-écrit avec Philippe Manoeuvre. .je m’égare, on ne parle plus polar., et son rôle dans le film de Maiwenn, « Polisse » m’a bluffé…

Dans mon tote bag après Saint Maur en poche, David Joy, Tonino Benaquista, Christophe Molmy, déjà lu mais pour un livre signé, Xavier Boissel, lu Avant l’Aube et beaucoup aimé donc Sommeil de cendres forcément, et puis Benjamin Dierstein, tout pareil, et pour découvrir de nouveaux auteurs, l’australien James Delargy, Victor Guilbert, Nicolas Douart, Florent Oiseau, Christian Carayon…

Ge Justement Sylviane, Paris Polar, tu peux nous en parler un peu plus, car je sais que tu minimise ton rôle 

Au festival Paris Polar, j’ai fait partie de l’ équipe de bénévoles pendant
07 ans,
Nous avons voulu faire un festival joyeux en essayant de proposer des animations, tables rondes, rencontres étonnantes pour tout le monde.

J’étais en charge de l ‘organisation des visites guidées ainsi que les jeux
de piste mais aussi, de l’élaboration des dossiers de subvention.
Contacter un prestataire pour élaborer un jeu de piste ou une visite
guidée, cela ressemble à mon job dans le tourisme, et vu que j’en fait aussi
comme loisirs, cela a été plaisant à organiser.

Le dossier de subvention, oui, il y a plus fun que le dossier de subvention
comme avoir le plaisir d’échanger avec un de ses auteurs préférés.
Et pourtant c’est bien utile si on veut que le festival existe
C’est comme un jeu de piste, que de compléter les formulaires « Cerfa ». Il
faut décoder les nouveaux mystères et énigmes à chaque nouvelle année.  Et
surtout ne pas oublier, surtout ne pas oublier de sauvegarder tous les
indices et preuves qui permettent de finaliser ce     de dossier.

Je faisais partie du comité de lecture du concours de nouvelles,
De belles lectures.
J’ai été surprise par la noirceur et l’imagination dans les histoires des
nouvelles écrites par les classes des écoles et collèges qui participaient
au concours.

Et puis, arrive le festival, 03 jours pour rencontrer, échanger avec les
auteurs, les participants aux tables rondes, autant qu’avec le public,
souvent passionné, a été à chaque fois un plaisir.
Et des souvenirs, pleins…

 

GVL : Peux-tu partager une anecdote avec nous, un truc rien qu’à toi !

Au festival America, j’arrive du métro et remonte les allées ombragées pour rejoindre le festival.

François Guerif et James Ellroy, seuls, marchant en silence. Je n’ai pas osé les aborder même pour un bonjour.

 

GVL : Sinon…rien à ajouter ?

Polar ce n’est seulement les livres, c’est aussi cinéma, série, bandes dessinées

La musique, parce que je pense qu’elle est indissociable du polar et que, quel que soit le style, je suis attentive à la musique qui accompagne les personnages.

Ecouter de la musique, quel que soit, le style, aller au concert…l’histoire de la musique, des musiciens

Si j’ai cité le festival America, c’est parce que parmi mes lectures et auteurs favoris, il y a quelques auteurs américains, pas que polar.

GVL : Tu es certaine que c’est ton dernier mot ?

Je suis aussi attentive aux maisons d’éditions, les connues et les autres, avec tout autant d’attrait pour leurs auteurs

Je pense au Editions Lajoinie et Carl Pineau, Editions Caiman, et Guillaume Audru

Agullo, des auteurs comme Frederic Paulin, Valerio Varesi, Wojciech Chmielarz, Jurica Pavicic (sur la PAL).

GVL : Allez un petit coup de gueule. ET un gros coup de cœur… ?

 

J’en ai assez d’entendre, encore aujourd’hui, « Ah mais tu lis du polar…Moi, j’en lis mais quand je pars en vacances, c’est facile à lire, ça ne prend pas la tête »

Entendu dans un festival littéraire au moment des questions/réponses avec un auteur : « Moi, je ne lis pas de romans policiers. Mais je m’interroge, ne serais -ce pas un moyen d’écrire sur les problèmes sociaux, comme le harcèlement dans le monde du travail, les violences faîtes aux femmes ».  

Quand on me demande des titres de roman policiers, je réponds, Alexandre Dumas, Victor Hugo…

Pour finir, un gros coup de cœur pour un auteur que j’ai découvert il n’y a pas longtemps,

Benjamin Dierstein.

Et il était à Saint Maur en poche… Youpi trop contente.

On a évoqué « la cour des miracles », un des titres de sa trilogie avec « la défaite des idoles » et « la sirène qui fume ».

Deux flics, Gabriel Prigent, et Laurence Verhaeghen, personnages torturés en prise avec leur histoire perso,

Et une enquête avec le monde de la politique actuel comme toile de fond, du noir, très noir…Très bien documenté.

Cela me donne un peu le cafard quand une période que j’ai vécue devient de l’histoire comme celle que l’on apprend dans les livres d’école.

Un peu comme quand tu vois passer une 4L ou une Golf GTI à un rassemblement de voitures anciennes.

Ou que ma nièce me demande si je connais Kate Bush

Et avec Benjamin Dierstein, on a aussi parlé de musique, domaine qu’il connaît bien pour y travailler,

de lectures, bien entendu !

Je vais lire prochainement, « un dernier ballon pour la route ». Ça pourrait être une idée pour un prochain retour pour Collectif Polar.

Pour finir un lien musical

Kate Bush – Running Up That Hill – Official Music Video – YouTube

GVL :  Oh merci pour ces petites confidences Sylviane, et à très vite sur Collectif Polar car j’espère que tu vas me faire des retour de tous ces auteurs et ces belles découvertes ! Car vous l’aurez compris Sylviane rejoint le gang des Flingueuses ! Et là j’ai trop de la chance

 

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